Galerie photo

Patrimoine local

Eglise Saint Nicolas

De l’église primitive du XIII siècle qui n’est alors qu’une église fille de Saint Hippolyte les Durnes, il ne reste que le soubassement du clocher.

Après l’incendie du village par les suédois en 1639, l’église subit de grosses réparations. C’est un siècle plus tard que l’on décide de garder le clocher mais d’y adjoindre une nef plus vaste. La nouvelle église s’achève en 1773. Dans le même temps, la Franche-Comté devient française.

Sa couverture de laves est hélas remplacée par des petites tuiles en 1999, mais les deux cloches sonnent encore à pleine volée !

L’inventaire des biens religieux a été réalisé entre juillet 2008 et février 2009. Un exemplaire est disponible en Mairie. Plusieurs ensembles et objets sont classés ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques :

- L’autel retable, latéral droit, en bois peint doré polychrome,
- L’autel retable, autel gauche, du 19ème siècle, en bois taillé
- Le groupe sculpté « Éducation de la Vierge », en bois taillé, polychrome doré
- Les tableaux du maître autel du 19ème siècle, tableaux représentant Saint Vernier et Saint Isidore,
- L’autel central,
- Le tableau de Saint Nicolas peint par Gustave Courbet rayonna au dessus du maître hôtel, au chœur de l’église, pendant 138 ans. Depuis 1986, il est en dépôt au Musée Courbet à Ornans. Ce tableau a été classé monument historique en date du 6 novembre 1942. Le tableau mesure 2.90 m X 1.46 m, intitulé « Saint Nicolas ressuscitant les petits enfants ». C’est l’une des rares peintures d’inspiration religieuse qu’ait exécutée Gustave Courbet. Ce tableau fut acheté par la municipalité à Gustave Courbet en 1848 pour la somme de 900 francs (approximativement le prix de quatre bœufs !)
 

Ancien lavoir lavoir-avant-la-restauration

L’ancien lavoir situé au centre du village a été restauré en 2011 grâce à des dons individuels et à la Fondation du Patrimoine.
 

Presbytère

Le presbytère a été réhabilité par la commune de Saules en 2003, trois logements locatifs y ont été créés.
 

Bâtiment communal

Le bâtiment communal regroupe la salle polyvalente, la mairie et son secrétariat, un logement communal et l’atelier de distillation et pressoir.

Sites naturels et panoramas

En le traversant, l’automobiliste découvrira le village niché autour des sources qui donnent naissance au ruisseau et vallon des « Beys ».

Mais vous, marcheurs à la curiosité aiguisée, si vous y accédez par la vieille côte de Saules, vous serez d’abord émerveillé par le point de vue du « Saut Chevalier » dominant la charmante vallée de la Brème.

La petite route ombragée vous guidera ensuite vers les premiers pâturages du lieu-dit « les ailles » et son oratoire.

Un petit détour enchanteur par le chemin des étangs du Deffois, les ruines des moulins et à deux pas, la majestueuse cascade de Rochefort, vous rappelleront les toiles de Courbet. Vous aurez peut-être les jambes et l’agilité pour découvrir le repère imprenable de la grotte abri de « Champmoulins », avant de suivre à nouveau le ruisseau au milieu des futaies apaisantes. Au sortir du sentier, malgré la pente raide, la masse de l’église postée telle une sentinelle vous saisira. Vous êtes au cœur du village encore composé de vieilles fermes vigneronnes typiques.

Les abreuvoirs, lavoirs et fontaines adossés au chemin des vignes ne raisonnent plus du chant des clarines et des cris des bouviers, mais les anciens d’ici se remémorent aisément les vagues d’animaux ondoyantes sous le soleil. C’est là que se désaltéraient, durant des siècles, matin et soir, chevaux, poulains, bœufs, vaches et veaux.

Prenez le temps !

Écoutez l’eau !

Elle vous contera le rythme et la vie d’avant !

En remontant le village vers le nord, à gauche du pressoir signal, vous pourrez vous évader à la recherche de la grotte de « Combatéro » et son imposante entrée gardée par sa horde de chamois. Saluez la cascade de « Rebatey » et rejoindre la sortie du village au lieu-dit « les petites maries », puis la source « des doues », les étangs des moulins de « Leule » et leurs meules perdues dans les ruines encombrées, sa cascade lumineuse en forme de corbeille et en remontant la brème la cascade « des culs blancs » avant de quitter le territoire par le pont de « fagot » et les terres de Philippert, l’étonnant ermite !

Que vous alliez des « ailles » aux « petites maries », de brème à Cornebouche, des moulins de « Leule » et « Fagot » aux vignes de « Loray », si vous cherchez les « vignes Madame », « la combe aux folles », « les ajottes » ou « le haut d’Agnan », ce serait bien le diable si vous ne trouvez personne pour vous renseigner !

Nous pouvons et voulons beaucoup pour vous. N’oubliez pas, nous sommes sorciers…(*)

(*) Dans l’imagerie populaire ancienne, les saulais étaient nommés sorciers, les habitants de Guyans-Durnes les ours etc….