Carte des lieux dits

Situation

De son point culminant à 606 mètres et son village à 570 mètres, le plateau calcaire de la commune de Saules, se situe à 25 km au sud est de Besançon et à 30 km au nord ouest de Pontarlier.

Sur l’axe historique Salins les Bains / Baume les Dames, la commune domine la vallée de la rivière Loue à proximité d’Ornans.

Sa superficie de 7,64 km2 est bordée par des vallées profondes : au nord, la Brème chère à Gustave COURBET et au sud la vallée de Cornebouche, point altimétrique le plus bas du territoire à 364 mètres.


Historique

Si l’on en juge par les sources qui jaillissent en son coeur et la découverte en limite communale de mobilier funéraire datant de 1800 à 1000 avant J.C., il est permis d’imaginer que l’homme de l’Age de Bronze foulait depuis longtemps l’espace du village, ses cavités et ses grottes alentours.

Dès les derniers siècles avant J.C., une voie préceltique, celtique puis romaine traversait déjà le village.

Jalousement gardée et défendue par les Celtes Séquanais, cette voie antique dont les ornières gravées dans la roche sont encore visible en plusieurs endroits, servait de “Route du Sel” entre Salins les Bains et les pays du Rhin.


L’origine du nom

Il peut paraître naturel de rapprocher le nom de Saules avec le mot saule, arbre qui bordait le ruisseau au centre du village. Pourtant, Gérard Taverdet, éminent universitaire bourguignon, nous apprend que Saules s’écrit “saules” en 1311, “sales” en 1344, “saulex” en 1348 et “saulx” en 1614. Hors, à toutes ces époques et même beaucoup plus tard, l’arbre, lui, est nommé : “sauce”, “sauge” ou “vorge”. Pour le professeur, Saules est un dérivé du germanique “sala”, en français “salle”, qui désignait une construction médiévale.

(source : “Saules, pages d’histoire” par Bernard Cornu Mercier.)


Quelques généralités :

228 saulais au dernier recensement de 2013.
Code INSEE : 25535
Latitude : 47.123 degré Nord et Longitude 6.198 degré Est.
Saules est rattaché au canton d’Ornans.
Pour les déplacements :
lignes régulières de bus : départ et arrivée à ORNANS,
lignes régulières TER SNCF : départ et arrivée à ETALANS


En le traversant, l’automobiliste découvrira le village niché autour des sources qui donnent naissance au ruisseau et vallon des « Beys ».

Mais vous, marcheurs à la curiosité aiguisée, si vous y accédez par la vieille côte de Saules, vous serez d’abord émerveillé par le point de vue du « Saut Chevalier » dominant la charmante vallée de la Brème.

La petite route ombragée vous guidera ensuite vers les premiers pâturages du lieu-dit « les ailles » et son oratoire.

Un petit détour enchanteur par le chemin des étangs du Deffois, les ruines des moulins et à deux pas, la majestueuse cascade de Rochefort, vous rappelleront les toiles de Courbet. Vous aurez peut-être les jambes et l’agilité pour découvrir le repère imprenable de la grotte abri de « Champmoulins », avant de suivre à nouveau le ruisseau au milieu des futaies apaisantes. Au sortir du sentier, malgré la pente raide, la masse de l’église postée telle une sentinelle vous saisira. Vous êtes au cœur du village encore composé de vieilles fermes vigneronnes typiques.

Les abreuvoirs, lavoirs et fontaines adossés au chemin des vignes ne raisonnent plus du chant des clarines et des cris des bouviers, mais les anciens d’ici se remémorent aisément les vagues d’animaux ondoyantes sous le soleil. C’est là que se désaltéraient, durant des siècles, matin et soir, chevaux, poulains, bœufs, vaches et veaux.

Prenez le temps !

Écoutez l’eau !

Elle vous contera le rythme et la vie d’avant !

En remontant le village vers le nord, à gauche du pressoir signal, vous pourrez vous évader à la recherche de la grotte de « Combatéro » et son imposante entrée gardée par sa horde de chamois. Saluez la cascade de « Rebatey » et rejoindre la sortie du village au lieu-dit « les petites maries », puis la source « des doues », les étangs des moulins de « Leule » et leurs meules perdues dans les ruines encombrées, sa cascade lumineuse en forme de corbeille et en remontant la brème la cascade « des culs blancs » avant de quitter le territoire par le pont de « fagot » et les terres de Philippert, l’étonnant ermite !

Que vous alliez des « ailles » aux « petites maries », de brème à Cornebouche, des moulins de « Leule » et « Fagot » aux vignes de « Loray », si vous cherchez les « vignes Madame », « la combe aux folles », « les ajottes » ou « le haut d’Agnan », ce serait bien le diable si vous ne trouvez personne pour vous renseigner !

Nous pouvons et voulons beaucoup pour vous. N’oubliez pas, nous sommes sorciers…(*)

(*) Dans l’imagerie populaire ancienne, les saulais étaient nommés sorciers, les habitants de Guyans-Durnes les ours etc….